Mon 4e trimestre | 2e grossesse

Comme je suis heureuse de pouvoir prendre le temps d’écrire aujourd’hui! Cela m’a manqué dans les derniers mois. J’avais hâte de vous parler de mon expérience post-partum et je pense que c’est un bon sujet pour mon retour ici: le 4e trimestre.

Le 4e trimestre, c’est quoi?

J’aurais beaucoup aimé être mise au courant du 4e trimestre lors de ma première grossesse. Cette fois-ci, je me suis beaucoup plus informée sur l’après grossesse et je dois dire que ça m’a été d’une grande aide. Vous savez surement que l’on divise la grossesse en trois trimestres… Le 4e trimestre, ce sont les trois mois qui suivent l’accouchement. On parle d’une période où bébé est dans un stade d’adaptation intense (et maman aussi!) et donc, il aura besoin de beaucoup de proximité avec ses parents, son sommeil sera irrégulier, il voudra boire souvent, ses pleurs seront fréquents… Pour ne nommer que quelques états possibles. Bref, le bébé aura besoin de nous pas mal en tout temps et c’est NORMAL! Et surtout, ce n’est qu’une phase. Si je ne pouvais vous donner qu’un seul conseil sur la période post-partum, ce serait d’aller lire sur le 4e trimestre. C’est réellement ce qui a fait que j’ai bien vécu ça cette (2e) fois.

Une première expérience plus difficile

Pour être transparente avec vous, je redoutais un peu ma période post-partum. J’en ai déjà parlé un petit peu, mais j’ai trouvé ça difficile avec Novalie. Je me sentais isolée, incomprise, coupable… Il me semble que pour toutes les mamans autour (mais surtout sur IG, vive la comparaison!) de moi, c’était si facile. Le fait que mon allaitement auquel je tenais beaucoup se passe tout sauf comme je l’avais imaginé, n’a pas aidé non plus ​(Je vous parlerai d’allaitement dans un autre article).​ J’ai vraiment eu comme une claque au visage! La maternité ne se passait pas exactement tel le grand rêve que je caressais et visualisais depuis des années. Ces mois ont été assez difficiles, mais avec le support et l’amour de mon Sam, on a passé au travers, en famille. Novalie et moi avons appris à nous connaître, à s’aimer de plus en plus chaque jour. J’ai pris confiance en moi et surtout en mon rôle de maman et je ne le l’échangerais pour rien au monde.

Accueillir un deuxième bébé avec appréhension

Deux ans plus tard, j’avais la crainte de vivre le même  »choc ». Finalement, 3 mois pile après la naissance de ma 2e fille, je peux vous dire avec bonheur que mon expérience fût réellement toute autre. Je ne vous dis pas que c’est facile. Les nuits très courtes, l’allaitement, le manque de temps pour soi, c’est ​challengeant,​ mais j’ai navigué à travers ça avec beaucoup plus d’assurance et de calme. Pas toujours, mais quand même. Oui, je me suis réveillée en pleurant quelques nuits parce qu’Olivia voulait boire pour la 50e fois! Oui, j’ai pleuré parce que voulais juste aller me laver mais que non, elle avait besoin de moi. Oui, j’ai pleuré parce que je trouve ça difficile d’avoir moins de temps de qualité avec ma plus vieille… Ça, c’est réellement ce que j’ai trouvé le plus difficile, le plus crève-coeur. J’avais l’impression que je  »trahissais » Novalie. Que plus jamais je n’aurais de temps pour elle. Que plus jamais, je serais capable d’aller la border, de lui faire prendre son bain, de jouer avec elle tranquillement. Mais comme pour bien des choses dans la maternité, ce n’est qu’une phase. Les boires d’Olivia se sont tranquillement espacés (j’ai allaité aux 1h30 max tout son premier mois) et j’ai retrouvé des moments de qualité seule avec Novalie.

Ne pas s’oublier!

Parmi les choses que je trouve difficiles dans la période post-partum, il y a le fait d’avoir très peu de temps à moi. Je suis quelqu’un qui a besoin de solitude, j’ai toujours été comme ça et avec un nouveau-né, c’est assez difficile d’en avoir… surtout si tu allaites. J’adore ma fille et j’adore l’allaiter, mais par moments, je vous avoue que je rêvais de  »reprendre » mon corps juste pour quelques heures. Quelque chose qui m’aide beaucoup à rester  »sereine », c’est de prendre le temps de prendre soin de moi. On s’entend, je n’ai pas le temps pour une pédicure, un masque et un bain de deux heures, mais juste de prendre une bonne douche et de faire ma routine de soins de la peau avant de me coucher ou de me maquiller juste un petit peu le matin, ça me faisait sentir moi, ça me faisait sentir bien. Il y a quelque chose que je trouve très rassurant dans le fait de conserver une partie de la routine que j’avais avant. Avoir mes collations favorites jamais bien loin, ça aussi c’était un petit réconfort instantané!

Pour terminer avec le côté plus  »mental » du post-partum…

Quand je regarde nos 3 derniers mois, je vois du beau. Je suis fière d’avoir travaillé fort pour allaiter ma fille et que cela fasse en sorte que ce soit beaucoup plus facile qu’au départ, aujourd’hui. Je suis fière de m’être écoutée et d’avoir demandé de l’aide quand j’avais besoin de repos. Je suis fière de m’être respectée en sachant mieux quelles étaient mes limites, cette fois. Contrairement à mon premier accouchement, j’avais comme seul objectif de profiter de cette période magique et précieuse qui ne reviendra jamais. À Novalie, je me mettais beaucoup de pression pour continuer d’entretenir aussi souvent mes plateformes (YouTube, Instagram, etc). Je voulais être capable de faire tout ce que je faisais avant d’avoir un bébé. J’essayais fort, mais la vie s’est chargée de me ramener les deux pieds sur terre en me faisant comprendre que la seule chose qui comptait, c’était mon petit bébé d’amour tout neuf. Le reste, ça pouvait attendre.

Je réalise que j’ai mélangé un peu mes deux expériences post-partum ici, mais c’est que je les compare souvent. Je me surprends à vivre ça totalement différemment.

Une fin de grossesse mouvementée

Maintenant, si on revient en arrière, aux premiers jours/premières semaines, j’ai envie de vous parler des effets plus physiques du post-partum que j’ai expérimentés. Je ne sais pas jusqu’à quel point je vous l’ai partagé, mais j’ai été très inconfortable le dernier trimestre de ma grossesse. ​T’sais​, l’expression  »ne plus s’endurer » et bien c’était moi. J’étais réellement mal dans mon corps et constamment épuisée. Bref, en accouchant, c’est comme si mes symptômes désagréables de grossesse sont partis. ​Boom! ​Comme ça! J’avais mal aux aines et un peu partout, le nez constamment bouché, envie de pipi sans arrêt… Bref, tout ça est parti pratiquement dans le premier 24 hrs suivant mon accouchement. Je n’ai pas été particulièrement enflée pendant ma grossesse, mais les 5 jours après mon accouchement, ​oh la la!​ J’avais mal aux pieds tellement ils étaient enflés. L’infirmière m’a dit que c’était à cause de la péridurale (il me semble). Heureusement, rien qu’un bon massage de pieds de la part de Sam ne peut pas régler. J’ai aussi trouvé que les contractions post-accouchement ont été plus douloureuses cette fois. C’était assez intense, particulièrement lorsque j’allaitais. Encore une fois, c’est très normal puisque c’est ce qui fait que notre utérus reprend sa place et sa forme tranquillement.

Mes essentiels post-partum

J’ai envie de terminer en vous partageant quelques trucs et items que j’ai particulièrement appréciés durant mon post-partum. Premièrement, encore et toujours mon bon vieux gobelet d’eau du DAVIDsTEA. J’avais tellement soif! N’importe quel bouteille qui vous aidera à boire de l’eau plus aisément, c’est un ​must​ selon moi. À mon premier accouchement, j’ai détesté les couches pour adultes. Cette fois, c’était tout le contraire… J’en ai même manqué à l’hôpital! J’ai trouvé ça vraiment pratique de ne pas avoir à coller une énorme serviette sanitaire dans d’énormes bobettes. Toujours niveau hygiène, j’ai adoré (oui, adoré!) ma bouteille de lavement Frida Mom. J’avais apporté un long fil de téléphone en plus d’un chargeur portatif, et j’ai trouvé le chargeur très pratique, autant à l’hôpital qu’à la maison. Je passais souvent plusieurs heures assise à la même place avec bébé qui dormait sur moi, donc c’était pratique pour du divertissement non-interrompu! Niveau allaitement, j’utilise mon Haakaa depuis la 2e semaine de mon allaitement environ et j’ai maintenantune bonne petite réserve de lait au congélo. Côté  »matériel », pas besoin de grand chose pour un post-partum agréable selon moi. Des vêtements confortables, des séries à écouter en rafale, des collations, le support de votre partenaire et vous êtes en affaires! Vous pouvez aussi consulter la page favoris ici, sur mon blog, pour plus de mes items préférés.

Laissez-moi savoir si vous aimeriez que je parle, dans un vlogue ou ici, de ce que j’ai réellement utilisé dans ma valise d’hôpital. Je veux aussi éventuellement vous parler de mes essentiels pour un nouveau-né et comme je vous le disais, de l’allaitement.